vendredi 25 septembre 2015

Les méthodes d’extraction de huile essentielle


Les méthodes d’extraction de huile essentielle
I-Choix de la méthode d’extraction :
 La diversité et la complexité des huiles essentielles rendent le choix des processus d’obtention délicat. La méthode choisie ne doit pas conduire à la discrimination entre les composés polaires et apolaires, ni induire de réactions biochimiques, de dégradations thermiques, d’oxydation, de réduction, d’hydrolyse, de changement de pH ou entraîner une perte de composés volatils.

1-Extraction par distillation

La plupart des huiles essentielles sont obtenues par distillation et entraînement par la vapeur d'eau (sauf les huiles essentielles des hespéridés : citron, orange, bergamote, etc.).Ce procédé est de loin le plus répandu, car il convient à la majorité des plantes.Comme les huiles essentielles sont insolubles dans l'eau ( ce sont des huiles) mais soluble dans la vapeur, lorsqu'on envoie de la vapeur sur la plante, elle se charge au passage des huiles. Dans un appareil spécial, la vapeur d'eau ainsi lestée de ces essences est envoyée dans un compartiment pour y refroidir. Là, la vapeur redevient donc liquide et les huiles s'en désolidarisent( elles flottent à la surface). On les récupère alors par décantation.
Distillation à la vapeur d'eau (Florame)

2-Extraction aux solvants volatils :

 

L'extraction se fait à l'aide de solvants organiques volatils dans des appareils appelés extracteurs de Soxhlet. En apparence, la division de la matière à extraire facilite le contact avec le solvant (en agrandissant la surface d’échange), permet d’augmenter la charge de l’extracteur et aussi de réduire le rapport du solvant à la charge. Toutefois le tassement entrave la circulation du solvant et l’homogénéisation des solutions ; il faut donc éviter de tasser ou de trop charger l’extracteur.

3-Extraction par expression à froid :

L’extraction se fait sans chauffage, les plantes sont pressées à froid (notamment les hespéridés : citron, orange…) de l’écorce ou des fruits.

4-Extraction au CO2 supercritique :

L’originalité de cette technique repose sur le solvant utilisé : il s’agit du CO2 en phase supercritique. À l’état supercritique, le CO2 n’est ni liquide, ni gazeux, et cela lui confère un excellent pouvoir d’extraction, modulable à volonté en jouant sur la température de mise en œuvre. Les fluides supercritiques comme le CO2 sont de bons solvants à l'état supercritique, et de mauvais solvants à l'état gazeux. Les avantages de ce procédé sont les suivants :
·         le CO2 est totalement inerte chimiquement, il est naturel, non toxique et peu coûteux ;
·         on utilise des basses températures pour sa mise en œuvre ;
·         en fin de cycle, la séparation entre le solvant d'extraction et le soluté pour obtenir l’extrait est facile (simple détente qui ramène le CO2 à l’état gazeux), avec une récupération quasi totale et peu coûteuse ;
·         les frais de fonctionnement, à l’échelle pilote ou de laboratoire, sont réduits (le CO2 est continuellement recyclé).
L’extraction au CO2 supercritique est une technique intéressante qui apporte de nouvelles notes olfactives (méthode d'extraction plus complète et moins dégradante que par la vapeur d'eau). Cependant son installation industrielle reste onéreuse, et l’appareillage est encore envahissant.




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